Articles

Affichage des articles du juin, 2026

Et t'as combien de ... ?

Cher·e Lecteur·ice de Nana Club Creative, Du haut de mes 21 ans et n’ayant pas mes dents de sagesse, c’est décidé et acté : fini de jouer la sage. Les pieds dans le plat et sans langue de bois, une lectrice du blog m’a proposée comme sujet :  l’obsession autour du  body count . C'est un excellent sujet !  Le plat est servi. “Et toi, t’as combien de body count ?” En date ou entre copines, le sujet ne peut être évité. Nous parlons sans détour du  body count .  À l’aube des années 2000, un terme désignant le nombre de partenaires sexuels fait son apparition : le  body count , traduction littérale de “compte des corps. En somme, c'est le nombre de partenaires sexuels d’un individu. Ce concept, si je puis dire, est problématique voire même sexiste. Loin d’être une question anodine, mais tristement récurrente, il permet souvent de juger, voire de réduire une personne à son nombre de partenaires sexuels. Cette question relève d’une obsession autour de la sexualité...

L'importance des mots

Cher·e Lecteur·ice de Nana Club Creative, Après quelques jours d'absence, je suis ravie de vous annoncer mon retour. À vrai dire, écrire des articles n'est pas une tâche aussi simple qu'elle en a l'air,  trouver des sujets pertinents l'est encore moins. Mais attaquons-nous au vif du sujet : l'importance des mots. Il y a quelques semaines, au cours d'une conversation, j'ai eu un débat suite à l'utilisation d'un mot mal employé. La phrase était la suivante :  "T'es autiste, toi, non ?"  Une étrange sensation m'a parcourue. Je ne l'ai pas pris comme une insulte, loin de là et à vrai dire, ça n'en est pas une. En revanche, la jeune génération l'a anormalement détourné de son sens. Et ce n'est pas le seul mot concerné. "Autiste, nympho, schizo, débile, mongol"… La liste est longue. Beaucoup de termes sont aujourd'hui mal employés, utilisés pour dénigrer, stigmatiser ou se moquer d'une personne. Après...

Avoir ses racines comme boussole

Cher Lecteur et Lecteur-ice de Nana Creative Club, Cet article est inspiré d'un dossier que j'ai rendu le semestre dernier, avec pour problématique le monde créole. Étant d'origine antillaise du coté de ma mère, j'ai donc choisi le sujet abordant " Traversée de la Mangrove" de Maryse Condé. Note d'intention : En découvrant sa vision, il est vrai que j’ai compris beaucoup de choses, comme une sensation d’avoir retiré un voile sur mes yeux aveugles, d’avoir enfin osé percevoir une vérité brute et sans artifices, sur l’île de ma mère. De plus, j'ai aussi compris que les femmes antillaises et créoles, d’hier et d’aujourd'hui, utilisent leurs paroles et leurs écritures pour exprimer leurs idées mais surtout leurs visions du monde créole. Ainsi par le biais de leurs œuvres, cela nous force à nous questionner sur notre rapport à l’histoire et comment nous la traitons. Nombreux d’entre nous partent à la recherche de ce morceau perdu, alors que d’autres pr...

Et si Luidji avait raison ?

Cher-e Lecteur-ice du Nana Creative Club, Cette réflexion est une énième fois inspirée d'une conversation que j'ai pu avoir avec une copine lors d'un shooting photo. Ma réflexion n'est que le reflet d'un constat, Gisèle existe bel et bien. Aucune problématique ne sera réellement émise, juste le reflet d'une réflexion rédigée par une jeune femme de 21 ans aux alentours de minuit. Gisèle, ça pourrait être toi ?  Gisèle est une jeune femme, décrite dans le son ( Gisèle Partie 4 ) du rappeur Luidji. Obsédée par les caméras et les appareils photo, sentant le Chanel Coco, absorbée par les artifices, voitures de luxe et champagnes. En somme, nous pourrions même dire que Gisèle est une caricature pure et dure d'une influenceuse. En rédigeant cet article, je n'ai pas eu d'autre choix que d'écouter une dizaine de fois le son de l'artiste pour me plonger dans une quasi-analyse linéaire. Ainsi dans le premier refrain, la littéraire qui sommeille en moi c...